Jour 1 – De Lyon à Létra

DE LYON À LÉTRA

LE GRAND JOUR EST ENFIN ARRIVE. LE VELO CHARGE, J’AI PRIS LE TRAIN JUSQU’À LYON. C’EST MARDI MATIN ; LA VILLE FOURMILLE.

J’ai parcouru la courte distance depuis la presqu’île, le long des rives du Rhône, du Parc de la Tête d’Or, de l’Université Claude Bernard – Lyon 1, et je suis arrivé au Cimetière National Militaire de la Doua.

Me voilà sur la ligne de départ, le Cimetière National Militaire à Lyon. Devant moi, les tombes d’un grand nombre de militaires de nombreuses nationalités. La raison de choisir cet endroit comme point de départ est liée aux quatre d’entre eux qui y reposent :

    1. Sergent Norman Johnstone RAFVR
    2. Officier-Pilote George R Powell RAFVR
    3. Sergent Wilfred Baker RAFVR
    4. Sergent-Piote Frank Darlington RCAF

Je me sens prêt, un peu inquiet tout de même et espérant que d’ici 16 jours, j’aurai accompli mon projet d’honorer la mémoire des 3 équipages de ces jeunes hommes exceptionnels.

Allez, c’est parti !

LA ROUTE DU JOUR

Le Lancaster WA118-ZN-Y Amiral Prune du 106ème Escadron a quitté RAF Syerston près Nottingham, en Angleterre, le 4 Février 1943 à 18h30.

Il faisait partie d’un escadron de 188 avions dont 77 autres Lancaster étaient déjà en route pour bombarder des sites industriels à Turin. Le dernier message capté par la base à 22h30 disait : « Nous perdons de l’attitude rapidement, position près de Dijon ».

Les deux moteurs en flammes, le Lancaster a été forcé de tenter un atterrissage dans un champ labouré, bordé de chaînes, près du Perrussel. Aujourd’hui, il n’y a que des sapins et le terrain ne ressemble en rien à celui du 1943.

Quatre des huit membres de l’équipage ont péri, trois Britanniques et un Canadien.

  1. Le sergent Norman Johnstone RAFVR enterré au Cimetière National Militaire de la Doua
  2. Le lieutenant d’aviation George R Powell RAFVR enterré au Cimetière National Militaire de la Doua
  3. Le sergent Wilfred Baker RAFVR enterré au Cimetière National Militaire de la Doua
  4. Le sergent de section Frank Darlington RCAF enterré au Cimetière National Militaire de la Doua.
Flight Sergeant Frank Lawrence Darlington

Le Canadien sergent D.L. Thompson RCAF et les deux autres membres de l’équipage, le sergent P. Ward RAFVR et le sergent R.P. Sutton RAF, s’en sont sortis vivants, mais gravement brûlés.

Le sergent J. Picken est le seul à ne pas avoir été blessé. Il a survécu à l’accident en sautant de l’avion en parachute.

Ils ont été aidés cette nuit-là par Jean et Pierrot Putinier, habitants du hameau de Chabou. Malheureusement, Jean Putinier est décédé quelques semaines avant la commémoration du 70ème Anniversaire des événements en 2013.

Les blessés ont été emmenés par Félix Proton, propriétaire d’une ferme dans le hameau de Perrussel, non loin de la scène de l’accident. Il les a transportés chez lui sur une charrette tirée par un cheval et a fait venir le Dr Francoz.

André Duperray qui était présent à la 70e commémoration a vu l’avion raser les toits de la Ferme de la Blanchisserie, avec les deux moteurs en feu. Il s’y est rapidement rendu, accompagné de ses frères, pour aider sur le lieu de l’accident. Lucienne Nicolas et son père ont tenté d’emmener avec eux le mitrailleur arrière, J. Picken, ce qui aurait pu leur causer de sérieux problèmes. Cependant, le sergent Picken, qui était survécu indemne à l’accident, est finalement resté avec le reste de son équipage, ne voulant pas les laisser seuls à la ferme Proton de Perrussel.

Le lendemain, les Allemands sont venus et ils les ont emmenés à l’hôpital de Tarare puis à Lyon et finalement dans des camps de prisonniers en Allemagne. On sait peu de choses du devenir de ces trois membres d’équipage anglais survivants, devenus des prisonniers de guerre en Allemagne. Certains, en dépit de leur âge avancé, pourraient être encore en vie aujourd’hui?

Il n’est resté rien de l’avion sur le lieu de l’écrasement : les Allemands sont venus de Lyon dans les jours qui ont suivi pour récupérer autant de restes de l’avion que possible. La cabine a été emportée en un seul morceau sur un long camion-remorque. Comme les matières premières étant difficiles à trouver pendant cette période de guerre, les Allemands ont récupéré tout ce qui pouvait être réutilisé, en particulier les métaux légers et les alliages utilisés dans l’aviation.

VUE DE LA GUIDONS

STATISTIQUES ET ROUTE

Progress

Distance - 142,61Km
Grimpant 2199 metres
8h 17m dans la selle
  • Completed
  • To do

ET DEMAIN ?

DE LETRA A CLUNY

Je vais pouvoir dormir dans mon propre lit ce soir. On pourrait donc dire que ce n’est que demain le premier jour du vrai départ, et ce sera certainement le plus montagneux. Ce n’est pas comme pour le Tour de France : moi, je commence par les montagnes tout au début !

Ce sera donc une grosse montée vers Beaujeu, en passant par Claveisolle, puis la descente par une des nombreuses voies vertes vers Belleville, ensuite direction le nord jusqu’à Macon, puis vers l’ouest jusqu’à Cluny.

ET VOUS ALORS ?

SAVEZ-VOUS QUELQUE CHOSE SUR LES SURVIVANTS DE CE CRASH ?

L’Admiral Prune était de toute évidence l’avion préféré du commandant de l’escadre Guy Gibson. L’histoire raconte qu’il n’était pas trop heureux d’apprendre la disparition de son avion. Qui sait à quel point c’est vrai? Cependant, qu’en est-il de ceux qui ont survécu?

Pouvez-vous aider ? Savez-vous quelque chose sur:

SGT D L THOMPSON – R / 103431 FORCE AÉRIENNE ROYALE CANADIENNE.

Le Sgt Thompson était un pilote du 106ème Escadron. Il a survécu au crash mais a été gravement brûlé. Il était prisonnier de guerre n° 42749 dans le Stalag 9B.

SGT R P SUTTON 1601271 – ROYAL AIR FORCE.

Le Sgt Sutton était un opérateur sans fil et mitrailleur de bord du 106ème Escadron. Il a survécu au crash avec des brûlures. Il a fini par être prisonnier de guerre n° 27506 dans le Stalag 344.

SGT J PICKEN – RÉSERVISTE VOLONTAIRE DE LA FORCE AÉRIENNE ROYALE.

Le Sgt Picken était un opérateur sans fil et mitrailleur de l’air du 106ème Escadron. Il a survécu à l’accident en sautant de l’avion en parachute.

SGT P WARD – 1562783 RÉSERVISTE VOLONTAIRE DE LA FORCE AÉRIENNE ROYALE.

Le Sgt Ward était un bombardier du 106ème Escadron. Il a survécu au crash mais a subi des brûlures. Il a été détenu au Stalag 357 en tant que prisonnier de guerre n° 116627

Et une dernière question mais pas des moins importantes : pourquoi y avait-il 8 personnes à bord de cet avion alors que l’équipage d’un Lancaster n’en comptait que 7 ?

 

N’OUBLIEZ PAS – IL N’EST JAMAIS TROP TARD POUR M’AIDER À AIDER L’IBCC À RACONTER DES HISTOIRES COMME CELLE-CI – IL SUFFIT DE CLIQUER SUR LE BOUTON DONATE. JE VOUS REMERCIE.

SOURCES:

Comité de rédaction Valsonne.

Lancaster – Reaping the Whirlwind – Martin W Bowman.

https://en.wikipedia.org

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